SuperDARN

Groupe thématique : PEPS
Responsable scientifique : Aurélie Marchaudon
OSU Principal : Observatoire Midi-Pyrénées

SuperDARN est un consortium international de radars cohérents Haute Fréquence (HF) fournissant des observations continues de la convection du plasma ionosphérique dans les régions de moyenne et haute latitude (zones aurorales et calottes polaires) des deux hémisphères. La couverture planétaire du réseau et le fonctionnement continu des radars font de SuperDARN un outil de choix pour caractériser l’état global du système magnétosphère-ionosphère en quasi-temps réel. L’intérêt de ce suivi est critique dans le cadre notamment de la Météorologie de l’Espace, puisqu’il donne accès à l’électrodynamique du système magnétosphère-ionosphère. La convection est également souvent utilisée en entrée des modèles d’ionosphère, puisqu’elle est impliquée en particulier dans le chauffage Joule à travers la friction ions-neutres.

Objectifs

Les principaux objectifs des radars SuperDARN sont :

  1. le suivi global des régions aurorales, polaires et de moyennes latitudes en combinant les données de l’ensemble des radars, ce qui est utile en entrées des modèles d’ionosphère ;
  2. l’étude des différences de comportement dynamique entre les deux hémisphères, du fait de la présence de radars dans les deux hémisphères ;
  3. les mesures coordonnées entre les instruments sol (coordination SuperDARN-Eiscat-ESR) et les moyens embarqués sur satellites terrestres (Champ, Déméter, Cluster-II, Double Star, Thémis, RBSP et dans un futur proche les missions SWARM et MMS) ;
  4. à terme, la reconstruction de la densité ionosphérique sur de larges portions du globe, grâce à l’assimilation des données SuperDARN dans les modèles scientifiques et opérationnels d’ionosphère.

Implication de l’IRAP

La France possède et gère le radar de Kerguelen (Hémisphère Sud) reconnu par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU) du CNRS, comme Service National d’Observation (SNO) en AA-ANO6 (Surveillance du Soleil et de l’environnement spatial terrestre) avec l’Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) comme OSU principal. L’IRAP est responsable du maintien technique et du traitement des données du radar de Kerguelen. Les données sont archivées dans plusieurs bases communes au consortium SuperDARN (USA, Canada, Royaume-Uni). L’atout du radar de Kerguelen est en particulier de sonder l’ionosphère aurorale de l’hémisphère Sud peu étudiée par d’autres instruments jusqu’à aujourd’hui, du fait de la difficulté d’accès et d’installation d’instruments dans ces régions (hautes latitudes australes). Cette position de choix dans le réseau fait toute la pertinence et l’originalité du radar de Kerguelen.

Partenaires

  • L’INSU, via annuellement le Programme National Soleil-Terre (PNST) et ponctuellement lors des maintenances via la Commission Spécialisée Astronomie-Astrophysique (CSAA) ;
  • L’Observatoire Midi-Pyrénées ;
  • L’Institut Polaire Emile Victor (IPEV) avec le soutien de l’ensemble des activités logistiques du radar (fourniture de l’électricité, de la connexion internet et l’emploi à 10% d’un volontaire du service civique, VSC) et la gestion des activités nécessaires à la maintenance du radar.

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