Pour une communication non-sexiste

Pour une communication non-sexiste

Écriture inclusive

Les langages genrés dans lesquels le masculin est utilisé pour désigner un groupe mixte poseraient trois problèmes selon certains analystes :

  • ils rendraient les femmes invisibles ;
  • ils obligeraient à avoir une vision dichotomique du genre humain ;
  • ils imposeraient de se positionner en tant que femme ou homme.

L’écriture inclusive désigne l’ensemble des attentions graphiques et syntaxiques qui permettent d’assurer une égalité de représentations des deux sexes.

A consulter : le manuel d’écriture inclusive ou le dictionnaire des mots épicènes

Le choix de l’écriture inclusive

L’écriture incluse ce n’est pas toujours facile à mettre en oeuvre, et demande beaucoup d’efforts. Pourtant, on y arrive, voir la thèse en médecine de Léa DUVAL et Auriane MARZOUK (Février 2019) qui ont fait ce choix.

Pour la rédaction de cette thèse, nous avons fait le choix d’utiliser l’écriture inclusive. Il s’agit d’une forme d’écriture alternative à la règle « le masculin l’emporte sur le féminin ». 
La langue reflète la société et sa façon de penser le monde. Le discours participe à la construction et la perpétuation d’inégalités et de stéréotypes de sexe.

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Rédaction ÉPICÈNE

En orthographe française, nous avons appris, et nous pratiquons « le masculin l’emporte sur le féminin ». Les puristes de la langue française ne souhaitent pas que cela change, même l’Académie Française s’en mêle. Le débat n’est pas clos, le temps nous aidera à converger.

Heureusement, nous sommes globalement d’accord pour dire que cette différence peut être contournée par l’utilisation du langage épicène. Différentes règles peuvent s’appliquer, et ainsi proposer un langage sans (ou peu de) distinction de genre pour promouvoir la mixité professionnelle. La rédaction épicène est également appelée rédaction non sexiste.

Essayons d’adopter des pratiques d’écriture qui donnent une égale visibilité aux désignations féminines et aux désignations masculines dans les textes, ou qui remplacent l’emploi du masculin générique (c’est‐à‐dire quand le masculin fait référence à des hommes et à des femmes) par celui de formulations neutres.

Plusieurs établissements publics dans différents pays francophones ont décidé d’inviter leur communauté à rédiger de façon dite épicène, et d’encadrer cette pratique, par des charte, aide, manuel d’autoformation, .., et plutôt que de plagier leurs textes, nous vous proposons de les consulter suivant vos besoins et intérêts.

Pour commencer en douceur, voici des recommandations que l’on peut trouver un peu partout (ici Autoformation sur la rédaction épicène – Office québécois de la langue française)

Abandonner la rédaction au masculin générique pour désigner un groupe de personnes mixte. Il faut chercher à éviter le masculin générique pour désigner un ensemble mixte. L’emploi d’une note préliminaire comme Dans ce texte, le masculin englobe les deux genres et est utilisé pour alléger le texte ne permet pas de donner de la visibilité aux femmes dans le texte ni de donner au texte un caractère inclusif.

Penser et rédiger de manière épicène. Il est plus facile d’appliquer les principes de la féminisation et de la rédaction épicène dès le départ que de modifier un texte rédigé au masculin générique au préalable. Il faut donc, à l’étape même de la conception, avoir à l’esprit le caractère inclusif qu’il peut être souhaitable de donner à un texte.

Utiliser toute la gamme des procédés disponibles. Toute la gamme des procédés de rédaction épicène doit être maîtrisée et exploitée judicieusement selon le contexte, dans le but de rendre le texte plus équilibré et d’éviter qu’il soit monotone. L’art de rédiger fait appel à la variété lexicale et syntaxique ; il en va de même pour la rédaction épicène.

Adapter la rédaction épicène à chaque type de texte. La rédaction se fera différemment selon le type de texte (publicitaire, informatif, spécialisé, vulgarisé, pédagogique, etc.). Il faut évaluer s’il est plus pertinent, pour rendre une idée, d’opter pour un doublet complet ou pour une formulation neutre. Il est important d’accorder une attention particulière aux documents de type protocole ou procédure, qui doivent être rédigés de manière à éviter une mise à jour lorsque les intervenants et les intervenantes changent, par exemple lorsqu’un nouveau directeur remplace une directrice.

Utiliser les doublets abrégés seulement dans les contextes où l’espace est restreint ou dans les écrits de style télégraphique. Étant donné que la rédaction épicène s’avère trop souvent mise de côté au profit du masculin générique par manque d’espace, l’Office juge que l’emploi des doublets abrégés peut alors devenir une option dans les contextes où l’espace est restreint (par exemple dans les tableaux, les formulaires, les publications dans des plateformes de microblogage) ainsi que dans les écrits de style télégraphique.

Et éventuellement continuer par ces liens (liste non exhaustive, sources majoritairement suisses ou québécoises)

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